Le fruitpicking… vous savez quoi… bhein c’est vachement dur !!! Bon, c’est pas une grosse surprise mais bon… je confirme ce que tout le monde raconte à ce propos… c’est super dur !!!
Je vais pas raconter tous les jours passés aux campements, car ils sont à peu près tous pareils… Le premier jour, le jeudi donc, on a commencé assez tard, genre à 8h30… ce qui m’a fait un gros changement dans mes habitudes prises à Melbourne d’ailleurs… finit les réveils à 14h, mais bon finit aussi les fêtes toutes la nuit ! Enfin, le premier jour… très décevant… car… j’ai réussi à ne cueillir que deux bennes… sachant qu’une benne fait environ 500 kilos… cela fait donc 1 tonne de fruits cueillis en l’espace de 6h…
Rentré en début d’après midi, la journée passe lentement sous un soleil de plomb, minimum 37°… et tout le monde tourne en rond dans le campement, parlant avec tout le monde pour passer le temps… J’en fais bien sur de même, surtout qu’on m’a collé un colloc qui pue… une vraie infection, du coup j’évite de rester dans la chambre au maximum ! Tout le monde est bien sympa dans le camp… par contre c’est plein de français… on est en majorité… c’est la première fois qu’on est plus que les allemands !
L’après-midi passe, puis vient la nuit… Un petit plat de pâtes, préparation des sandwichs pour le lendemain, une petite discussion par ci par là… et hop… au dodo… demain le bus nous prend à… 6h20 !
Le reveil est moins dur que ce que je pensais… je suis fin prêt dès 6h15… le bus est bien sur en retard… et on commence la journée à 6h50… mais la journée va être courte car le vendredi on doit terminer au maximum à 13h… ce qui ne me laisse le temps de ne faire qu’une benne… et terminer à 11h… ils m’autorisent pas à en faire une autre, même pas en la partageant…
On se rentre donc, pour se glander au camps toute la journée… Je demande à changer de chambre… et coup de cul, on me met dans une chambre simple… me voilà avec mon propre espace… mon bordel… et ca fait du bien !!! 4 mois et des poussières que je suis en Australie… et c’est la première fois que je dors tout seul !!! Ca fait super plaisir ! Surtout que j’ai plus droit au gars qui pue, qui est d’ailleurs parti du camp au même moment !
Le soir, on fait la fête car on ne travaille pas le samedi… enfin… la fête se termine peu après minuit à mon grand désarroi… mais ça m’a quand même le temps de jouer de la musique avec des anglais, et à délirer en inventant des chansons à propos des poires… ou en chantant la bamba le plus stupidement possible… une bonne petite soirée bien que trop courte !
Le samedi est donc le jour pour soi… Je me trouve un lift jusqu’en ville… il y a une piscine… et c’est gars y vont, je m’y incrute donc. J’en profite pour aller faire un ou deux achats. On passe toute l’après-midi là-bas, mais je décide de me bouger vers les 16h. Quelle erreurs ! Il fait super chaud une fois encore, et personne ne me prends en stop et j’ai du marcher tout le chemin… soit plus d’1h15 sous un soleil de plomb ! Bien dur ! Heureusement il y a plein de champs ce qui permet de manger une pomme, ou une poire sur le chemin, et de faire les provisions pour plus tard !
La soirée passe tranquillement et une fois encore bien courte, car demain on bosse !
Le bus est encore en retard, mais j’ai quand même réussi à remplir 3 bennes et demi ! Mon record, et presque travailler jusqu’à l’heure maximum qui est 16h. Le soir, après manger, on se fait une petite partie de foot.
Le lundi arrive, aujourd’hui… Le bus n’est carrement pas venu ce matin, il a fallu marcher jusqu’au champ. Pour, une fois sur place, constater que celui-ci est terminer et qu’on doit en changer… bonne organisation… hum hum… enfin, j’ai quand même réussi à cueillir 2 bennes et 2/3 d’une autre…
La partie la plus dure de ce travail, c’est de résister au soleil… il a du faire 40° aujourd’hui… et beaucoup abandonnent dès que sonne 13h… C’est quand même fou, quand je pense que, en France, dès que la température est aussi chaude, tout le monde arrête de bosser… et qu’ici… on reste percher sur le haut d’une echelle pendant dès heures… La vie est différente d’un endroit à l’autre… mais j’aime cette vie pour l’instant… une vie… disons… plus saine que d’habitude !
Je sais pas quand seront mes prochaines nouvelles car internet est super cher içi… et j’ai pas grand-chose à raconter ces temps-ci… Ca n’empêche pas que je pense à vous et que je vous embrasse très très fort !!!